RÉFORME DES RETRAITES On ne lâche rien. Dans l’unité, On continue ! En action et mobilisé-é-s et jeudi 20 février 2020 : GRÈVE ET MANIFESTATIONS !

, par udfo16

Communiqué intersyndical national, publié jeudi 6 février 2020 :

Le retrait, point.

Angoulême, jeudi 6 février 2020, toujours mobilisé-e-s !

Prise de parole intersyndicale de Charente du 6 février 2020 :

Bien qu’il soit rejeté par une majorité de la population, le projet de loi sur les retraites a été mis en discussion à l’Assemblée nationale.

Et, comme ils veulent aller vite, le gouvernement et sa majorité de députés « godillots » n’hésitent pas à brandir la menace de l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le texte sans vote avec un débat réduit à sa plus simple expression.

Au même moment s’ouvrait la Conférence pour le financement des retraites qui n’a d’autre objectif que d’exiger des organisations syndicales qu’elles tissent la corde avec laquelle elles devraient se pendre…

A juste titre nos organisations ont réaffirmé que le préalable à toute discussion c’était le retrait du projet de réforme des retraites.

C’est l’exigence de la majorité de la population.

C’est l’exigence de la majorité de la population qui reste attachée au système de retraite actuel qui, comme le rappelle le Conseil d’État est « une composante majeure de notre contrat social (qui) manifeste par son fonctionnement même la solidarité entre les générations et fait que le niveau de vie moyen des « seniors » comparé au reste de la population est, en France, parmi les plus élevé de l’OCDE… »

Mais le Président de la République et son gouvernement n’ont que faire de l’avis du Conseil d’État et se moquent du fait que, deux mois après le début de la mobilisation, plus de 60% de la population est toujours favorable au retrait du projet de loi.

On l’a vu jeudi dernier quand Angoulême a été transformée en ville assiégée pour permettre à celui qui se prend pour Jupiter de parader dans les salons dorés de l’hôtel de ville protégé par des dizaines de CRS et de garde mobiles armés jusqu’aux dents.

Mais rien n’y fait. Aucun déploiement de force ne pourra empêcher de manifester, de nous rassembler, de nous exprimer.

Les rodomontades et autres manœuvres n’y changeront rien, bien au contraire ; elles renforcent la détermination légitime du peuple que rien n’arrêtera.

Des médias aux ordres voudraient nous faire croire que tout est terminé et qu’il faut maintenant passer à autre chose. Mais il y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…
- Il n’y a pire sourd que celui qui n’entend pas les avocats qui sont toujours en grève et qui ont manifesté massivement la semaine dernière !
- Il n’y a pire sourd que celui qui n’entend pas ces centaines de chefs de service des hôpitaux qui démissionnent en masse pour que la Ministre réponde enfin à leur demande !
- Il n’y a pire sourd que celui qui n’entend pas les éboueurs à Paris, à Marseille et à Angoulême qui sont en grève reconductible !
- Il n’y a pire sourd que celui qui n’entend pas les enseignants et les lycéens qui se dressent contre la réforme du baccalauréat… !

Aujourd’hui nous manifestons à nouveau et nous n’aurons de cesse de le faire tant que le projet n’aura pas été retiré. Et une fois n’est pas coutume, nous conclurons en citant un éditorial récent de La Charente Libre : « Loin d’être terminé, le bras de fer sur la réforme des retraites entre dans une phase aux allures de grand embouteillage social et politique à l’épilogue plus incertain que jamais. »

Alors, on ne lâche rien ! Dans l’unité, on continue !