Réforme des retraites Retraites - Nos mobilisations seront victorieuses ! Angoulême, jeudi 30 Janvier 2020 à 11H30 à la gare, Comité d’accueil du Président Macron !

, par udfo16

Toujours très mobilisé-é-s dans les rues d’Angoulême ce mercredi 29 janvier. Determiné-e-s jusqu’au retrait ! ...

...Et rendez-vous demain jeudi 30 janvier à 11H30 à la Gare d’Angoulême à l’occasion de la venue du Président Macron en Charente !

Manifestation du 29/01/2020 :

Prise de parole intersyndicale de Charente du 29 janvier 2020 : Aujourd’hui, ce mercredi 29 janvier 2020, à l’appel de l’intersyndical CGT, FO, FSU, Solidaires, nous sommes de nouveau mobilisés et déterminés à faire retirer ce projet de loi des réformes des retraites. La mobilisation que nous avons initiée le 5 décembre est inédite. Elle a déjoué toutes les stratégies de division du gouvernement et rassemble encadrement ou exécution, public ou privé, seniors ou jeunes actifs…

Toutes et tous se sont retrouvé.e.s lors des journées d’action. Enseignant.e.s, avocat.e.s, soignant.e.s, les professions qualifié.e.s ont rarement été aussi mobilisées. Des secteurs entiers sont en grève reconductible, à l’image de la SNCF, de la RATP, de l’Opéra de Paris, Radio France, ou encore de l’énergie. Notre mobilisation est suivie et soutenue à l’international par des millions de salarié.e.s : des centaines de syndicats nous ont adressé leur soutien, convaincus que l’issue de notre mobilisation pèsera sur la situation sociale de leur pays.

Avec ce projet de réforme, l’objectif n’est pas l’ « équité » et la fin des « privilèges » dont jouiraient certains salariés, mais la mise en place d’un pilotage automatique pour baisser les pensions et reculer en permanence l’âge de départ en retraite. Le maintien du niveau de vie ne serait plus garanti, et les salarié.e.s solvables seraient poussés pieds et poings liés vers la capitalisation.

Et, oui, nous ne baisserons pas les bras ! Car ce projet de réforme est injuste et inacceptable. Et, Non, il n’y a pas d’essoufflement de la mobilisation, comme le dit ce gouvernement qui fait fi depuis quelques mois de la démocratie sociale. Bien au contraire, la mobilisation se transforme pour s’ancrer toujours plus dans les entreprises et dans le quotidien de plus en plus de villes.

Comme pour faire écho à ce bouillonnement et faire mentir une nouvelle fois ce gouvernement, les derniers sondages confirment qu’une très large majorité des Français (62 %) sont pour le retrait du projet de retraite à points.

Signe supplémentaire qui devrait faire réfléchir le président Macron, seuls 14 % des sondés disent soutenir la politique qu’il mène depuis son élection. Visiblement, ceux qui sont minoritaires dans le pays ne sont pas ceux qui luttent, mais de toute évidence ceux qui soutiennent ce gouvernement.

Ainsi, l’étude du projet de loi démontre un hold up démocratique inédit.

L’essentiel des dispositions sont renvoyées à des ordonnances ou à des décrets. Les parlementaires seront donc sommés de voter un texte à trous. Aucune étude d’impact sérieuse, pas de trajectoire financière et encore moins de simulations individuelles, alors que les « concertations » avec les organisations syndicales durent depuis 2 ans. De l’amateurisme ? Non, une volonté d’occulter les effets de la réforme et la prise en main technocratique de nos retraites. Le projet de loi met en place un pilotage automatique : alors qu’aujourd’hui, pour modifier un paramètre (reporter l’âge de départ, allonger les annuités, désindexer les pensions…) il faut faire voter une loi, demain, il n’y aurait plus besoin de réforme.

Nous n’aurons plus aucune garantie du montant de notre pension par rapport à notre dernier salaire et la valeur du point sera connue seulement au moment du départ en retraite. La prise en compte de toute la carrière au lieu des meilleures années pénalisera particulièrement celles et ceux qui ont une carrière ascendante, et le montant de pension décrochera totalement du salaire de fin de carrière. Le projet de loi permet même de baisser des pensions déjà liquidées car il n’y a même pas d’obligation de les revaloriser au niveau de l’inflation !

Alors que 50% des salarié.e.s sont au chômage au moment de prendre leur retraite, augmenter encore la durée de travail serait un non-sens économique, social et sociétal.

Nous disons encore aujourd’hui, haut et fort : que nous refusons de sacrifier les jeunes et les générations qui arrivent.

Par conséquent, nous proposons notamment : • La validation des années d’étude • La fin des inégalités femmes / hommes • La reconnaissance des qualifications • Et une vraie prise en compte de la pénibilité • La fin de l’austérité salariale dans la fonction publique

Et, oui nous sommes tout aussi déterminés que le 05 décembre 2019. Cette mobilisation inédite et historique rentre dans une nouvelle phase car le projet de loi vient de passe l’étape du conseil des ministres. Les débats parlementaires, même limités au plus strict par le gouvernement, dureront encore jusqu’au mois de mai, avec au milieu les élections municipales. A nous maintenant de construire les suites de la mobilisation. Il nous faut mettre chaque parlementaire en face de ses responsabilités et exiger qu’ils ne votent pas ce texte de régression sociale. Au-delà, la diversité des modes d’action doit nous permettre de continuer à déjouer tous les pronostics du gouvernement : jeté de parapluie des salarié.e.s de Météo France, démission collective des médecins hospitaliers, lancé de Robe des avocat·es, ,jeté de manuel scolaire des enseignant.e.s, de code du travail des inspecteurs du travail, chorégraphie des femmes sur « À cause de Macron » … autant d’actions qu’il nous faut décupler. Grève du zèle et des heures supplémentaires, grève des tâches administratives, port de signes distinctifs…nous avons les moyens d’inscrire notre mobilisation dans la durée pour gagner. En 2006, c’est au bout de 3 mois et demi de mobilisation que nous avons gagné le retrait du CPE.

Rien n’est écrit d’avance, l’issue du mouvement dépend de chacune et chacun d’entre nous !

À nous de l’écrire et de la construire ensemble !